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Faites vous photographier sur le tapis rouge.

Vendredi 16 juillet.

Par Pascal Gaymard et Véronique Rosa. Photos : Dominique Maurel.

En ce dernier jour de compétition Officielle, le plus Français des réalisateurs marocains, Nabil Ayouch, revient à Cannes avec HAUT ET FORT. L’ambition est toujours la même que lorsqu’il avait tourné Muched Loved en 2015, film présenté à la Quinzaine des Réalisateurs et qui a été interdit au Maroc pour « outrage à la morale portant préjudice au pays », rien que cela. Hier, il dénonçait l’hypocrisie liée à la prostitution, sujet tabou au Maroc, aujourd’hui, il prône de prendre le pouvoir face aux frères musulmans qui tenaillent le pays, par la danse et le hip-hop. Un professeur arrive à Casablanca dans un quartier où une douzaine de terroristes islamistes ont décidé de se faire sauter dans des lieux publics. Au vu de la réaction des habitants face aux paroles et danses de cette quinzaine de jeunes, nous comprenons mieux que la désespérance peut gagner une grande partie de la population qui n’en peut plus de la tutelle de la religion sur la vie quotidienne. Rien ne changera-t-il jamais au Maroc comme dans les autres pays musulmans ? Rien n’est moins sûr pour Nabil Ayouch qui veut y croire. Un beau message d’espoir et d’espérance pour un film qui porte bien son cri, HAUT ET FORT.

Bien loin de cet univers archaïque, le dernier film de Mathieu Amalric avec Vicky Krieps, SERRE-MOI FORT se veut complexe avec un montage bourré de retours en arrière. La complexité de ce récit aurait gagné à être chronologique. Le film en aurait gagné en force alors qu’il n’est au final, avec ce traitement, qu’un exercice de style. Nous avions bien compris les tenants et les aboutissants, y compris l’incertitude que Mathieu Amalric fait peser sur les motivations de cette mère de famille, superbement campée par Vicky Krieps, vue aussi dans BERGMAN ISLAND.

Du côté de la Quinzaine, Rachel Lang nous a proposé MON LÉGIONNAIRE avec Louis Garrel, Camille Cottin et la jeune révélation, Ina Marija Bartaité. La vie des légionnaires et de leur femme vue par une réserviste aussi cinéaste. Un beau regard pour un film intense et magnifique sur ceux qui défendent les intérêts de la France sur tous les théâtres d’opérations et sur celles qui les attendent.

Mais ce dernier vendredi, comme souvent lors des Festivals, est le jour de toutes les surprises et de toutes les joies. Ce 16 juillet n’a pas dérogé à la tradition. Marco Bellocchio qui sera demain récompensé d’une Palme d’Or d’honneur, lui n’a jamais rien eu à Cannes, a présenté un documentaire intimiste, MARX PEUT ATTENDRE, sur le suicide de son frère jumeau, Camillo, à l’âge de 29 ans. Toute la famille semble avoir eu une responsabilité dans ce drame. Le titre fait référence à une réponse que Camillo aurait faite à Marco, ce dernier désirant qu’il s’investisse au sein du PC italien. Un grand moment d’émotion. La journée nous a réservé d’autres belles choses. Bill Murray a enchaîné, toujours dans la salle Debussy, en présentant le documentaire de Andrew Muscato, NEW WORLDS : THE CRADLE OF CIVILIZATION, un spectacle musical, chanté et parlé dont la dernière représentation a eu lieu en Grèce dans un amphithéâtre. À la suite de la projection, le groupe composé du violoncelliste, Jan Vogler, de la violoniste, Mira Wang, et de la pianiste, Vanessa Perez, a donné un concert improvisé, Bille Murray terminant ce tour de chant par une version très personnelle d’Aline de Christophe. Puis, il a distribué des roses rouges à la salle… comme il l’avait fait en Grèce.

Après ça, la séance de 23h de VORTEX, le dernier film du génial réalisateur, Gaspar Noé, a été décalée de 50mn à cause aussi d’une très longue ovation qui a accompagné son entrée dans la salle aux côtés de ses comédiens, Dario Argento, Françoise Lebrun et Alex Lutz. Sa fille, Asia Argento, mais aussi Tilda Swinton étaient présentes. Cette réflexion très forte sur la maladie d’Alzheimer se passe dans un appartement minuscule où les champs/contre champs sont difficiles. Du coup, Gaspar Noé a décidé de diviser l’écran en deux parties, facilitant les regards des comédiens entre eux. Génial ! Nous en oublierons presque d’évoquer dans l’après-midi une alerte à la bombe à la Capitainerie qui a entraîné la fermeture momentanée de la salle Debussy. C’était une valise abandonnée par un imprudent…

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